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Représentation de personnages géométriques et anatomiques, constituant le fond du travail de peinture qui a suivi.
Reste aujourd’hui de ces figures certaines formes et certains mouvements.
Les personnages deviennent de plus en plus importants, au point de couvrir toute la peinture, le fond étant un simple socle où sont posés les volumes.
Les trois couleurs composant les faces du volume se simplifient ensuite pour montrer une troisième couleur qui est celle du fond.
Ainsi, un cube comportera deux couleurs, suffisantes pour marquer le volume, et en même temps utiles pour ne pas trop souligner ce volume de manière à voir non plus un volume, mais deux surfaces.
Les volumes apparaissent de plus en plus, toujours liés à l’architecture anatomique dans un reste de figuration. On reconnait plus ou moins les gestes. Le fond a tendance à s’unifier.
Les volumes sont la partie prépondérante des figures. On ne reconnaît plus forcément les personnages formés par les volumes, mais les poses de départ restent les mêmes. Le fond n’existe que sous forme de grands pans colorés servant à activer les volumes. Le travail est à présent préparé sous forme de petites gouaches servant d’études.
La transition entre une peinture faite de volumes et un travail à base de simples plans ne s’est faite que difficilement. Il semblait que la peinture perdait de sa complexité, de sa rareté. Malgré tout, le fait de se limiter aux plans, c’est-à-dire de produire une peinture à deux dimensions, était une nécessité pour un travail qui, en fin de compte, recherchait une sorte d’abstraction. Il y a donc eu de faux volumes, où par exemple le troisième côté avait la couleur du fond.
La peinture est maintenant constituée de plans juxtaposés, pour un travail de composition. La perspective est absente, les plans s’entrecroisent pour former une moyenne de plans uniques, les uns étant sous et sur les autres. Les volumes ne sont pas absolument absents, et peuvent ressurgir pour un besoin de composition.